Martine Bourgault (1945-2026)

La Société du Domaine Médard-Bourgault veut rendre hommage à Mme Martine Bourgault qui participa à la fondation de l’association et fut membre de son Conseil d’administration pendant de nombreuses années, entre autres à titre de secrétaire. Elle s’est éteinte entourée de ses proches le 12 février 2026 à l’âge de 80 ans. 

Elle était la plus jeune des filles de Marie-Rose et Médard Bourgault. 

Martine sur les genoux de son père. 1950, Archives nationales à Québec, Fonds Lida Moser
Martine sur les genoux de son père, 1950. Fonds Lida Moser, Archives nationales à Québec

La légende familiale raconte que Marie-Rose était inconsolable suite au décès récent de son quatorzième enfant, Léonie-Cécile, à l’âge d’à peine un an. Pour lui changer les idées, Médard aurait proposé à son épouse de l’accompagner lors d’un petit voyage; il devait se rendre dans un orphelinat tenu par des religieuses afin de discuter d’un crucifix à être commandé pour la chapelle de l’institution. Or, au cours de cette visite, Marie-Rose tomba amoureuse avec une petite orpheline toute neuve qui ressemblait à Léonie-Cécile, disait-elle, et voulut absolument l’adopter. Vous devinez le reste… (Marie-Rose et Médard adoptèrent d’ailleurs également quelque années plus tard un garçon, Jean-Eudes)

Au tournant des années 60, le filon de la sculpture sacrée institutionnelle tendant à se tarir, Médard retourna à une forme qu’il avait déjà explorée au début de sa carrière: la sculpture de personnages réels ou semi-réels, issus de ses observations, de ses souvenirs et de son imaginaire. Martine eut ainsi l’opportunité de lui servir de modèle ainsi que l’atteste la splendide tête sculptée qui accompagnait son urne au moment de ses funérailles. Son grand frère Jacques (1940-2017) réalisa aussi une version de Martine en statuette (vraisemblablement vers le milieu des années 60 à en juger par les vêtements).

Tête
Statuette, années 60
Sculpture de Jacques Bourgault